Cohorte (suite)

Ces hommes-là avaient tout vendu : les rêves, l’intégrité, leur voix, les souvenirs du passé, un devenir… au grand hypnotiseur qui les berçait comme la lune les marées. La ville est un cimetière qu’inondent ces feux follets sans histoire, ses rues sont sans cesse tapissées de ces êtres qui ont instinctivement oublié la vie, errant spontanément et collectivement, collectivement. Flot d’automates que pourtant tout émeut, indistinctement. Et sans manifestation visible. Qu’ils étaient réceptifs, réceptacles troués, ouverts au seul présent, à l’émotion la plus immédiate.

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