Absence de personne

Comme dans ces aquarelles bon marché, le ciel se diluait à la surface de la mer. Ou bien était-ce l’inverse. Assis sur la grève, Paul triturait méchamment le sable de ses ongles mal coupés. Paul, ce grand gosse… Il venait là chaque hiver imaginer les bateaux qui s’en vont. Il les détestait d’être partis, sans lui dessus. Ses cheveux noirs de vieil orphelin étaient mis en pagaille par la brise. Le vent, comme tout, le laissait indifférent. Le dehors, le dedans, ça n’avait pas de sens pour lui. Un argus bleu passa sous sa main. Il le broya. Lui non plus ne s’échapperait pas.

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