Optimismes premiers

C’est bien souvent la béance qui parle en moi. Comment distinguer la soif de l’enfant perdu dans le désert, la soif qui dévore, la soif qui envahit et l’envie pour elle-même, pour créer du nouveau, pour ne remplir aucun vide ? Le vide devrait s’effacer devant la conscience de notre plénitude, plénitude déjà acquise. Il n’en est étonnamment rien. On se cogne comme une mouche désorientée, enragée, entêtée toujours sur la même vitre qui ne sait nous envoyer qu’un seul reflet : notre image transparente, trouée, butée. On veut exister et on manque de consistance. Tout se délite. Entropie. Tout fuit. On mange, on bouffe, on s’empiffre et tout finit dans la fosse. Maigre, chétif, inconsistant. Nous aussi, on finira dans la fosse.

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