Mais alors…

Dépouillement. Long, laborieux dépouillement. Se défaire de ses peaux étrangères. Le lâcher-prise est une dépossession des réflexes construits, des défenses apprises trop tôt. Se dépouiller dans le vent, dans le feu. Détruire encore, être lion encore. Retrouver l’innocence, le monde sans mots. Rejoindre encore le corps. Brûler les vêtements anciens. Devenir pur, de plus en plus pur. Offrir son être amaigri, ouvert, audacieux. La déglingue est un feu. Déglinguer tous les extérieurs mal intégrés. Se recroqueviller sur l’infime, sur l’éclatant. Irradier. Pulvériser tout ce faux, tous ces montages théoriques. Se méfier de tout ce qui est emprunté. Renouer avec son désir propre, son désir d’enfant, son désir de vie. Danser. Ne plus se défendre. Et écrire. Écrire.

Vivre et écrire, résoudre cette dialectique, c’est le seul salut.

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